Montréal, Tuesday, August 18, 2026 – As the new academic year gets underway, faculty at John Abbott College on the West Island are speaking out against a workplace they describe as toxic and dysfunctional. On Tuesday morning, teachers are demonstrating in front of the school, joined by delegations from other CEGEPs in a show of solidarity. Together, they hope to pressure the administration to resolve the many current disputes and restore healthy labour relations.
“A dark cloud hangs over the start of the 2026 school year,” said Maria Mastorakos, president of the John Abbott College Faculty Association (JACFA–CSN). “We are mired in an appalling work environment. No one has been assigned full-time to the Human Resources Department since last January. We’ve seen a series of baseless attacks on faculty members who sit on governing bodies—the Academic Council and the Board of Governors—undermining academic freedom and collegiality. These conflicts are starting to erode teacher morale, and students are the ones who ultimately pay the price.”
A recent internal document obtained by the union through the Access to Information Act is damning. When asked to describe John Abbott’s institutional culture, employees used words such as problematic, oppressive, disrespectful, dysfunctional, tense, discouraging, demoralizing and toxic.
Union calls for Ministry intervention
“After months of mounting tension that is poisoning the atmosphere, and the union’s repeated calls for dialogue, it is time for the Minister of Higher Education to step in and talk to the administration,” said Yves de Repentigny, Vice-President for the Regroupement Cégep at the Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN). “The College must be given the means to restore labour peace.”
The union’s demands are eminently reasonable: the College should end retaliation against teachers who serve on governing bodies, honour its obligations under the collective agreement regarding the hiring of teaching staff, negotiate in good faith to settle the many outstanding grievances, and have a functional Human Resources Department with an HR director who prefers dialogue to litigating every labour relations issue.
“By choosing confrontation with its employees instead of working to find solutions, John Abbott’s administration is wrecking the reputation of an institution cherished by the West Island
Anglophone community and jeopardizing its ability to recruit qualified staff,” added Bertrand Guibord, President of the Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).
(Montréal, le mardi 18 août) – Aux prises avec un climat de travail toxique depuis des mois, les enseignantes et les enseignants du Cégep John Abott, situé dans l’Ouest de l’île de Montréal, manifestent devant l’établissement mardi matin, alors que s’amorce officiellement la rentrée. Ils profitent aussi de la solidarité des délégations d’autres cégeps, venues physiquement les appuyer. Ensemble, ils espèrent mettre de la pression sur la partie patronale pour régler les nombreux litiges et assainir les relations de travail.
« Un nuage plombe la rentrée 2026, alors qu’on s’enlise dans un climat de travail exécrable. Aucune personne n’est dédiée à temps complet à la Direction des ressources humaine depuis janvier dernier. Et les attaques injustifiées à l’endroit de nos membres qui siègent aux instances de gouvernance (Commission des études et conseil d’administration) se multiplient, plombant la liberté académique et la collégialité dans l’établissement. Ce sont l’engagement et le dévouement du corps professoral qui commencent à être minés par les conflits, au détriment de la population étudiante », déplore Maria Mastorakos, présidente de la John Abbott College Faculty Association (JACFA–CSN).
En effet, dans un document récent obtenu par le syndicat par la Loi sur l’accès à l’information, quand la direction du Collège a demandé aux travailleuses et travailleurs de décrire la culture à John Abbott, les mots utilisés par les personnels ont souvent été accablants : toxique, tendue, problématique, oppressante, irrespectueuse, dysfonctionnelle, décourageante, démotivante, etc.
Le ministère doit intervenir
« Après des mois de tension qui pourrissent le climat, après les appels syndicaux au dialogue, il est temps que la ministre de l’Enseignement supérieur donne les moyens au Collège de pacifier ses relations de travail et sensibilise la direction », estime Yves de Repentigny, vice-président responsable du regroupement cégep à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN).
Les revendications du syndicat tombent pourtant sous le sens : il souhaite que le Collège cesse les représailles auprès des enseignant·es siégeant aux instances de gouvernance, respecte ses obligations prévues à la convention en matière de ressources enseignantes à embaucher, négocie de bonne foi pour régler les nombreux griefs actifs, se dote d’un Service de ressources humaines fonctionnel avec une DRH qui choisit la discussion au lieu de forcer la judiciarisation de l’ensemble des enjeux de relations de travail.
« En choisissant la confrontation avec ses employé·es plutôt que de travailler à la recherche de solutions, la direction du Collège John Abott ruine la réputation de cet établissement cher à la communauté anglophone de l’Ouest de l’île de Montréal. Elle compromet ses possibilités de recruter du personnel », conclut Bertrand Guibord, président du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).
